top of page

Vienne : la cour d'appel de Poitiers rend hommage à Robert Badinter ©Centre Presse

  • SCP GAND PASCOT
  • Feb 20, 2024
  • 2 min read

Une minute de silence vient d'être observée à la cour d'appel de Poitiers, ce mercredi 14 février 2024, à la mémoire de Robert Badinter alors qu'un hommage national lui est rendu à Paris.


Minute de silence en hommage à Robert Badinter
Photo: (Photo NR-CP, Emmanuel Coupaye)

À midi, ce mercredi 14 février 2024, une minute de silence a figé toutes les enceintes judiciaires dans un même hommage à Robert Badinter de Paris à Poitiers.

Au palais de justice des Feuillants, le monde judiciaire s'est rassemblé dans la salle des pas perdus pour un moment de recueillement.


« C'était un grand défenseur de l'institution judiciaire qui s'est toujours levé quand elle était mise en cause, c'est lui qui a toujours défendu la séparation des pouvoirs », a souligné la première présidente de la cour d'appel de Poitiers, Gwenola Joly-Coz, rappelant qu'il était aussi le premier promoteur de la cause des femmes dans la magistrature.


« Je n'aurais pas pu requérir la peine de mort »


La nomination de Simone Rozès en 1984, la première femme présidant la Cour de Cassation, c'est lui ; la nomination en 1983 de Myriam Ezratty, la première femme à diriger l'administration pénitentiaire, c'est encore lui.


« Son discours à l'Assemblée nationale sur l'abolition de la peine de mort reste pour nous un modèle de rhétorique, le modèle de ce que doit être une démonstration. »


Nombreux sont les magistrats et avocats encore en exercice à être nés professionnellement avec comme modèle l'ancien garde des Sceaux.


« C'est lui qui a modernisé la justice et lancé la réforme du Code pénal avec lequel nous travaillons », a relevé le procureur général Éric Corbaux. « Nous nous sommes tous posé la question de savoir si nous aurions pu exercer ce métier si la peine de mort existait encore. Je n'aurais pas pu la requérir… »


Ce combat-là, il a aussi marqué la génération de la bâtonnière Frédérique Pascot, attachée à « cette grande voix qui s'est éteinte », à cet ancien avocat qui « restera à jamais notre garde des Sceaux à nous. J'espère que quelqu'un saura s'inscrire dans son sillage ».


 
 
 

Comments


bottom of page